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En savoir plus sur l’Ouzbékistan

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Une histoire marquée par des figures de grands conquérants : Alexandre le Grand, Gengis Khan et Tamerlan

tamerlanAppartenant au VIe siècle avant J.C. à l’empire perse de Achéménides, l’Ouzbékistan est tombé aux mains d’Alexandre le Grand en 327 avant J.C. puis dans celles des Sassanides perses. Les peuples venus de Chine se sont ensuite emparés du territoire avant de le céder aux premiers peuples turcs. En 712, le territoire est conquis par les Arabes. La dynastie turque des Qarakhanides, ancêtres des Ouzbeks modernes, a régné du IXe au XIIIe siècle et c’est Gengis Khan qui vient mettre un terme à cette hégémonie. Amir Timour surnommé Tamerlan entre en scène en 1429 pour former l’Ulus (Khanat) Ouzbek. Tamerlan est considéré comme le père fondateur de la nation ouzbèke. Au XIXe siècle, ce sont les Russes qui prennent le pouvoir et en 1924, le pays devient une République socialiste soviétique avant de recouvrer son indépendance en 1991.

Au carrefour de la route de la soie

L’Ouzbékistan était un passage obligé sur la route de la soie et a enrichi les villes-étapes telles que Samarcande et Boukhara. La route de la soie sera empruntée jusqu’au milieu du Moyen-Age.

L’Ouzbekistan à travers ses artistes

« Sois heureux ukhayyam2n instant. Cet instant c’est ta vie »
« L’amour qui ne ravage pas n’est pas l’amour. »
« Limite tes désirs des choses de ce monde et vis content. »

Ces citations font partie de l’oeuvre d’Omar Khayyam, cet homme d’une grande élévation spirituelle, était un mathématicien, un astronome et un homme de lettres du XIe siècle. Khayyam est surtout connu pour ses « ruba’iyat » genre typiquement persan et que l’on pourrait traduire par « quatrain ». Dans ces quatrains, le poète vante les mérites du vin, de l’ivresse et des tavernes. Il n’hésite pas à dénoncer également l’hypocrisie de certains croyants. Loin de faire de lui un païen hérétique, Omar Ali Shah, le nouveau traducteur de Khayyam, voit en ces évocations une inspiration véritablement soufie.

Trésors architecturaux

Boukhara et Khiva dégagent par leur unité et leurs petites ruelles enlacées une atmosphère incomparable. Khiva est la ville musée du Nord où l’on passe une ou deux journées pour en prendre plein les mirettes ! La forteresse (Kounia ark) est entourée de murailles et c’est à l’intérieur de ces murailles que se trouvent les différents monuments tels que le Kalta minor (le minaret court), les madrasas etc. Il faut faire le tour des murailles et monter sur le haut minaret d’Islam Khodja haut de 45 mètres.

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Boukhara est une ville sainte… il existerait un mosquée pour chacun des jours de l’année ! Boukhara est une oasis au milieu du désert de sable rouge, le Kyzyl Kum. Surnommée la perle de l’Islam, on remonte le temps lorsque l’on visite Boukhara. Contrairement à Khiva, son centre est très vivant et les Ouzbekhs se retrouvent autour des bassins du Liab-i-Khaouz dans l’une des nombreuses maisons de thé « Tchaikhana ». Admirez les différentes coupoles du XVIe siècle : la coupole des chapeliers, des joailliers et la coupole des changeurs qui rappellent qu’ici le commerce faisait rage ! Ne manquez pas non plus la place du Registan et le Chor minor, un peu à l’écart mais qui mérite le détour !

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A Samarcande, vous pourrez voir de sublimes monuments mais ils sont disséminés aux quatre coins de la ville depuis l’arrivée des soviétiques et leurs grandes artères staliniennes. Mais elle reste tout de même une ville magique avec ses imposants monuments hérités de l’époque de Tamerlan. Parmi ses trésors : la nécropole de Shah-i-zinda : les pèlerins comptaient le nombre de marches qu’ils gravissaient à l’aller puis au retour, s’ils n’avaient pas le même nombre cela signifiait qu’ils n’étaient pas concentrés pour leur pèlerinage.
Lorsque le soleil brille, les mosaïques scintillent et offrent un spectacle mémorable ! La place du Registan, la mosquée Bibi Khanum et le mausolée du Gour Emir entre autres sont également à visiter.

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A Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan, nous vous recommandons un petit passage par le bazar de Chorsu où vous aurez l’occasion d’acheter quelques souvenirs comme des suzanis en coton et en soie qui sont des panneaux brodés très colorés, des miniatures et des céramiques.

L’Ouzbékistan au quotidien

Côté gastronomie, un incontournable : les manty, des raviolis cuits à la vapeur fourré de  viande de mouton et d’oignons. Mais vous pourrez aussi goûter le plat traditionnel : le plov, riz sauté avec du mouton et des carottes ou le chachlik ou brochette. Goûtez aussi au vin de Samarcande légèrement sucré.
Enfin vous serez émerveillés par l’hospitalité des Ouzbeks qui sont, avec les voyageurs, généreux et toujours prêts à aider en dehors de toute motivation pécunière. A noter la bonne entente de toutes les communautés religieuses qui vivent ensemble dans le plus grand respect.

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